Fléchissement du marché immobilier au premier trimestre 2011
Au premier trimestre 2011, les ventes sur le marché immobilier ont marqué le pas : elles ont plongé de 24% par rapport au premier trimestre 2010, partout en France sauf sur la Côte d’Azur. Certaines villes accusent même une très forte baisse. A Toulouse, la chute a été de -30%, quand Lyon a enregistré une baisse historique de -48%.
La tendance est encore plus forte sur l’Ile-de-France que sur le reste de l’Hexagone puisque les ventes ont baissé de -35% par rapport au premier trimestre 2010, et même de -46% par rapport au dernier trimestre 2010 !
A cela, plusieurs raison majeures.
D’une part, le taux du Scellier est passé de 25% à 22% en BBC (Bâtiment Basse Consommation) en 2011. D’où une forte activité en fin d’année 2010 pour profiter jusqu’au dernier moment de l’avantage fiscal, puis un ralentissement brutal en début d’année 2011. De plus, les prix ont enregistré une hausse moyenne de 7% sur un an, de quoi pousser certains futurs propriétaires à retarder leur achat. Enfin, les taux d’intérêt ont entamé une remontée rendant le coût du crédit plus cher. A terme, cette baisse va se répercuter inéluctablement sur la construction. Déjà, on constate un fléchissement de l’activité de l’ordre de 7% entre mars 2010 et mars 2011. Le niveau des ventes se répercutant à retardement sur le secteur de la construction, les mises en chantier ne devraient pas dépasser le seuil des 350 000 en 2012, alors que l’objectif gouvernemental est de 500000. Le déficit cumulé dépassera alors le million de logements.

Pour 2009, le gouvernement donne une nouvelle jeunesse à l’investissement locatif en instaurant une nouvelle loi de défiscalisation immobilière, la loi Scellier. Cette mesure exceptionnelle mise en avant par le député du même nom, est une nouvelle loi Robien aux dispositions plus avantageuses, puisqu’elle instaure 
